Le PDG chicotte Jean PING

Le Conseiller porte-parole du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Dr Stéphane Germain Iloko Boussengui a dans une déclaration déplorée l’attitude amnésique et chronique de l’opposant Jean Ping de consentir à sa cuisante défaite au scrutin présidentiel du 27 Août 2016.

« C’est dommage que des gens qui aspirent à écrire une prétendue nouvelle page de notre histoire commune s’obstinent à induire en permanence le peuple gabonais en erreur.  Il est temps que Jean Ping se réveille et comprenne une bonne fois pour toute qu’il n’a jamais gagner les élections présidentielles de 2016 et que tous ceux qui le disent le font pour des raisons inavouées », a déploré M. Iloko Boussengui.
Pour le parti au pouvoir, le comportement nostalgique du candidat malheureux à la dernière présidentielle, traduit une irresponsabilité sans précédent de l’opposition gabonaise.
« A trois ans des prochaines élection présidentielles, revenir de manière récurrente et persistante sur une question totalement réglée c’est faire preuve de mauvaise foi, pire de déni de réalité », a-t-il relevé.
Dans sa récente sortie, Jean Ping qui se considère toujours comme le véritable président élu du Gabon a vivement dénoncé la révision constitutionnelle adoptée en conseil des Ministres du 18 décembre. S’estimant que le Président Ali Bongo serait en incapacité de continuer de diriger le pays suite à son AVC survenu le 24 octobre 2018 à Riyad en Arabie Saoudite, l’opposant a réclamé la vacance de pouvoir à son profit.
Selon lui, « cette révision est totalement sans objet et contre-productive dans le contexte actuel, car l’attente pressante du peuple gabonais est ouvertement sinon unanimement, la déclaration de la vacance du pouvoir, pour une issue définitive à la crise institutionnelle ».
La réforme constitutionnelle est décriée par l’opposition. La nouvelle constitution qui sera adoptée par le parlement réuni en congrès le 29 décembre 2020, consacrera la mise en place d’un collège de trois personnalités (président du sénat, président de l’assemblée nationale, et le Ministre de la Défense) pour diriger conjointement le pays en cas de vacance de pouvoir dument constatée par l’empêchement définitif du Président de la République.
« Cette révision constitutionnelle se fera avec ou sans l’opposition », a-t-il martelé.

Camille Boussoughou

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